De cujus, implexe, collatéral, Sosa… Quand on débute la généalogie, on découvre rapidement que nos ancêtres ne sont pas les seuls à pouvoir nous donner du fil à retordre : le vocabulaire aussi !
Pas de panique : derrière ces termes parfois un peu mystérieux se cachent généralement des notions très simples. Voici donc un petit lexique pour vous aider à vous repérer parmi les branches de votre arbre.
Ascendant
Un ascendant est une personne dont nous descendons directement : nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, etc. La ligne ascendante consiste donc à remonter les générations, de l'enfant vers ses parents puis vers les générations précédentes.[1]
Exemple : votre arrière-grand-mère est l'une de vos ascendantes.
Descendant
À l'inverse, un descendant est une personne issue directement d'une autre : un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant, etc.[2]
Exemple : les petits-enfants de votre arrière-grand-père font partie de ses descendants.
Collatéral
Un collatéral appartient à la même famille que nous, mais nous ne descendons pas directement l'un de l'autre. Les frères et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces ou cousins sont donc des parents collatéraux : ils partagent avec nous un ancêtre commun.[3]
Exemple : votre cousin n'est ni votre ascendant ni votre descendant : c'est un collatéral.
Lignée
Une lignée désigne une succession de personnes appartenant à une même famille et reliées entre elles par la filiation. On peut notamment suivre une lignée paternelle ou maternelle selon la branche que l'on observe.
Exemple : votre père, votre grand-père paternel et le père de celui-ci appartiennent à votre lignée paternelle.
Branche
À l'image des ramifications d'un arbre, une branche désigne en généalogie une partie d'une famille issue d'une même souche. On parle par exemple de branche aînée, cadette ou collatérale.[4]
Exemple : dans un arbre familial, on peut distinguer différentes branches issues d'un même ancêtre.
Filiation
La filiation est le lien de parenté qui unit un enfant à son père ou à sa mère. Plus largement, le terme peut également désigner la succession des générations d'une même famille en ligne directe. C'est une notion essentielle en généalogie puisque retrouver et établir les filiations permet de relier les générations entre elles.[5]
Exemple : un acte de naissance indiquant l'identité des parents peut permettre d'établir la filiation entre un enfant et la génération précédente.
De cujus
En généalogie, le de cujus est la personne à partir de laquelle on établit une généalogie ascendante. Dans un arbre construit à partir de vous-même, vous êtes donc le de cujus. L'expression vient du vocabulaire juridique latin : en droit civil, elle désigne le défunt dont la succession est ouverte.[6]
Implexe
En théorie, le nombre de nos ancêtres double à chaque génération. Mais, en remontant suffisamment loin, une même personne peut apparaître plusieurs fois dans notre arbre, parce que différentes branches de notre ascendance se rejoignent. En généalogie, on parle alors d'un implexe.[7]
Exemple : si deux de vos ancêtres étaient cousins et partageaient un même aïeul, cet aïeul peut apparaître à plusieurs endroits de votre arbre.
Agnat et cognat
Ces deux termes viennent surtout du vocabulaire historique et juridique. En droit romain, un agnat appartient à une famille selon un lien de parenté reconnu dans la ligne masculine, tandis qu'un cognat est lié par la parenté naturelle, sans distinction de ligne. En généalogie, la lignée cognatique désigne la parenté tracée exclusivement par les femmes. On peut encore rencontrer ces mots dans des travaux historiques ou généalogiques, mais ils demandent un peu de prudence car leur sens dépend du contexte.[8]
Exemple : dans une étude historique, une parenté agnatique renvoie à la ligne masculine.
Sosa
En généalogie, le numéro Sosa est un numéro attribué à chacun de vos ancêtres directs afin de pouvoir facilement les identifier et les situer dans votre arbre. La personne à partir de laquelle la généalogie est établie porte le numéro 1, puis chaque ancêtre reçoit son propre numéro selon un système appelé numérotation Sosa-Stradonitz.
Mais pourquoi nos ancêtres portent-ils des numéros ?
D'où vient cette étrange numérotation et comment permet-elle de se repérer dans un arbre généalogique ? C'est justement ce que nous découvrirons dans le prochain article :
« Numérotation Sosa : pourquoi nos ancêtres portent-ils des numéros ? »
Histoires de branches & branches d'Histoire par Perrine GUILLAUME
Merci d’avoir pris le temps de lire cet article !
J’espère qu’il vous aura été utile et vous aidera à avancer dans vos propres recherches. Si une question vous reste, si vous souhaitez apporter une précision ou simplement partager votre expérience, l’espace commentaires est là pour ça : n’hésitez pas à y laisser un petit mot. Vous pouvez également y déposer vos envies de thème pour les articles suivants !
À bientôt pour une nouvelle histoire de branches… et quelques branches d’Histoire ! 🌳
[1]Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e éd., entrées « Ascendant » et « Ascendance », 2024, consultées le 1er septembre 2026.
[2]Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e éd., entrée « Descendant, descendante », 2024, consultée le 1er septembre 2026.
[3]Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e éd., entrée « Collatéral, collatérale », 2024, consultée le 1er septembre 2026.
[4]Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e éd., entrée « Branche », 2024, consultée le 1er septembre 2026.
[5]Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e éd., entrée « Filiation », 2024, consultée le 1er septembre 2026.
[6]Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e éd., entrée « De cujus », 2024, consultée le 1er septembre 2026. L’emploi généalogique du terme désigne par extension la personne de référence d’une généalogie.
[7]Office québécois de la langue française, Grand dictionnaire terminologique, entrée « Implexe » : type de parenté dans lequel un même individu est ancêtre de plusieurs façons d’une autre personne, consultée le 1er septembre 2026.
[8]Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL), entrées « Agnat » et « Cognat », consultées le 1er septembre 2026.
Les articles du blog :
Faut-il un logiciel pour construire son arbre généalogique ?
Lorsqu’on commence sa généalogie, les premières générations sont souvent assez faciles à organiser. Quelques noms, quelques dates, quelques actes… et une feuille de papier ou un simple tableau peuvent sembler largement suffisants. Mais au fil des recherches, les ancêtres se multiplient, tout comme les informations qui les concernent : mariages, enfants, lieux de résidence, professions, sources, documents retrouvés… Comment conserver tout cela sans finir par s’y perdre ? C’est généralement à ce moment-là que se pose la question du logiciel de généalogie.
Est-il vraiment indispensable ? Que peut-il apporter à nos recherches ? Et faut-il forcément investir dans un logiciel lorsqu’on débute ?
Un logiciel de généalogie est-il vraiment indispensable ?
Numérotation Sosa : pourquoi nos ancêtres portent-ils des numéros ?
Lorsque l'on consulte un arbre ou une généalogie, on peut parfois découvrir d'étranges numéros associés aux ancêtres. À première vue, difficile d'imaginer ce que ces chiffres peuvent bien avoir à faire avec notre histoire familiale.
Pourtant, ils obéissent à une logique particulièrement ingénieuse : en quelques secondes, le numéro Sosa permet de savoir où se situe un ancêtre dans notre ascendance et même de déterminer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.
Mais d'où vient ce système et, surtout, comment fonctionne-t-il ?
Un numéro pour chaque ancêtre
Lorsqu’un arbre ne comporte que quelques générations, il est encore assez facile de s’y retrouver. Mais plus on remonte dans le temps, plus le nombre théorique d’ancêtres augmente : deux parents, quatre grands-parents, huit arrière-grands-parents, seize à la génération suivante etc. Très vite, désigner chacun d’entre eux uniquement par son nom devient peu pratique. La numérotation Sosa permet justement d’attribuer à chaque ancêtre direct une place précise dans l’ascendance.
Le point de départ est la personne dont on établit la généalogie. Elle reçoit toujours le numéro 1. On rencontre parfois pour la désigner le terme de cujus, que nous avons déjà croisé dans notre petit lexique de généalogie. Il peut s’agir de vous-même, de votre enfant ou de toute autre personne dont vous souhaitez reconstituer l’ascendance. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les numéros suivants ne sont pas distribués au hasard.
Petit lexique indispensable de la généalogie
De cujus, implexe, collatéral, Sosa… Quand on débute la généalogie, on découvre rapidement que nos ancêtres ne sont pas les seuls à pouvoir nous donner du fil à retordre : le vocabulaire aussi !
Pas de panique : derrière ces termes parfois un peu mystérieux se cachent généralement des notions très simples. Voici donc un petit lexique pour vous aider à vous repérer parmi les branches de votre arbre.
Ascendant
Un ascendant est une personne dont nous descendons directement : nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, etc. La ligne ascendante consiste donc à remonter les générations, de l'enfant vers ses parents puis vers les générations précédentes.[1]
Exemple : votre arrière-grand-mère est l'une de vos ascendantes.
Descendant
À l'inverse, un descendant est une personne issue directement d'une autre : un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant, etc.[2]
Exemple : les petits-enfants de votre arrière-grand-père font partie de ses descendants.
Collatéral
Un collatéral appartient à la même famille que nous, mais nous ne descendons pas directement l'un de l'autre. Les frères et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces ou cousins sont donc des parents collatéraux : ils partagent avec nous un ancêtre commun.[3]
Exemple : votre cousin n'est ni votre ascendant ni votre descendant : c'est un collatéral.
Lignée
Une lignée désigne une succession de personnes appartenant à une même famille et reliées entre elles par la filiation. On peut notamment suivre une lignée paternelle ou maternelle selon la branche que l'on observe.
Exemple : votre père, votre grand-père paternel et le père de celui-ci appartiennent à votre lignée paternelle.
Branche
À l'image des ramifications d'un arbre, une branche désigne en généalogie une partie d'une famille issue d'une même souche. On parle par exemple de branche aînée, cadette ou collatérale.[4]
Exemple : dans un arbre familial, on peut distinguer différentes branches issues d'un même ancêtre.
Filiation
La filiation est le lien de parenté qui unit un enfant à son père ou à sa mère. Plus largement, le terme peut également désigner la succession des générations d'une même famille en ligne directe. C'est une notion essentielle en généalogie puisque retrouver et établir les filiations permet de relier les générations entre elles.[5]
Exemple : un acte de naissance indiquant l'identité des parents peut permettre d'établir la filiation entre un enfant et la génération précédente.
La généalogie : bien plus qu’un simple arbre de famille
Un nom, une date de naissance, un mariage, un décès.
Quelques lignes suffisent parfois à résumer l’existence d’un ancêtre. Pourtant, derrière ces quelques informations se cache une personne qui a grandi, travaillé, aimé, parfois fondé une famille, connu des joies et des épreuves, et traversé les événements de son époque.
Faire de la généalogie, ce n’est donc pas seulement remonter une succession de générations. C’est partir à la recherche de ces hommes et de ces femmes dont il ne reste parfois qu’un nom dans la mémoire familiale, puis tenter, document après document, de reconstituer une partie de leur histoire.
Car derrière chaque branche d’un arbre généalogique se cachent des histoires de vies. Et derrière ces histoires individuelles se dessine aussi, bien souvent, la grande Histoire.
Mais au fait, qu’est-ce que la généalogie ?
Avant de partir à la rencontre de nos ancêtres, commençons par définir ce qu’est réellement la généalogie.
La généalogie est une discipline qui consiste à rechercher et à établir les liens de parenté et de filiation entre les individus afin de reconstituer l’histoire d’une famille. L’Académie française la définit également comme une partie de la recherche historique ayant pour objet d’établir l’origine et la filiation des familles. [1]
Le mot lui-même est ancien : attesté en français dès la fin du XIIe siècle, il est emprunté, par l’intermédiaire du bas latin genealogia, au grec genea (génération) et logos (science, discours ou connaissance) [2]
Mais toutes les recherches généalogiques ne suivent pas nécessairement le même chemin :
- La généalogie ascendante est celle que l’on imagine le plus spontanément lorsque l’on pense à un arbre généalogique. Elle consiste à partir d’une personne et à remonter les générations : ses parents, ses grands-parents, ses arrière-grands-parents, et ainsi de suite. [3]
- La généalogie descendante suit le chemin inverse : elle part d’un ancêtre pour rechercher les générations qui sont issues de lui, ses enfants, ses petits-enfants, puis leurs descendants.
Deux démarches en apparence opposées, mais qui poursuivent finalement le même objectif : retrouver les liens qui unissent les membres d’une famille à travers le temps.
Une pratique qui ne date pas d’hier
Si la généalogie connaît aujourd’hui un véritable engouement, rechercher et établir son ascendance est loin d’être une pratique récente.
Pendant des siècles, connaître sa filiation pouvait répondre à des préoccupations bien différentes de celles qui motivent aujourd’hui la plupart des généalogistes amateurs. Pour certaines familles, notamment au sein de la noblesse, établir une généalogie permettait de faire reconnaître son appartenance à une lignée et de produire les preuves exigées pour accéder à certains honneurs, ordres, charges ou institutions.[4]
Sous l’Ancien Régime, ces filiations pouvaient ainsi faire l’objet de véritables vérifications. La Bibliothèque nationale de France conserve encore aujourd’hui d’importants ensembles constitués aux XVIIe et XVIIIe siècles par des généalogistes comme les d’Hozier ou Bernard Chérin. On y trouve notamment des copies ou extraits d’actes de baptême, de contrats de mariage, de testaments et d’autres pièces servant à documenter les lignées.[5]
La généalogie avait alors, dans certains contextes, une dimension beaucoup plus officielle qu’aujourd’hui : il ne s’agissait pas seulement de connaître ses ancêtres, mais parfois de pouvoir démontrer sa filiation.
Avec le temps, la pratique s’est largement ouverte et ses motivations ont évolué. Aujourd’hui, la généalogie est aussi une manière de découvrir ses origines, de préserver une mémoire familiale et de mieux connaître les femmes et les hommes qui nous ont précédés.
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